Un drôle de dimanche ou l'épilogue
Nathalie n'était pas revenue en Maurienne depuis plus de 10 ans, en fait depuis la mort de sa mère, son père avait vécu dans une maison de retraite au pied de Belledonne, il avait préféré se retirer pour les dernières années de son existence dans cet établissement, il s'était éteint doucement, au pied de ses montagnes qui affectionnant tant.
La route qui remontait vers le centre de Saint Avre lui parut très familière, l'endroit était devenue très agréable depuis la fermeture de l'usine de produits chimiques, le chalet que ses parents avaient construits sur le verger hérité par sa mère était éclairé, Didier et Sophie ses deux enfants étaient montés la veille pour mettre en marche le système de chauffage, Nathalie eu un pensée émue pour la vision très futuriste de son père qui avait, malgré les obstacles, fait bâtir un chalet quasiment autonome, un peu, la révolution 40 ans en arrière dans ce coin de Maurienne.
Elle immobilisa son véhicule hybride devant l'entrée du chalet, le temps était encore au beau ce type de journée de fin d'automne ou la montagne n'a pas encore passé son manteau de neige.
Le moment où les reliefs s'accentuent par le soleil rasant, c'était une période de l'année que son père aimait beaucoup, il lui avait raconté dans son enfance les longues randonnées effectuées avec Yves et d'autres amis dans les environs de Briançon où les couleurs d'automne enflammaient la montagne, et ou ils avaient profité, allongés au pied d'un mélèze, des derniers rayons bienfaisants du soleil.
Nathalie ferma sa portière et fut surprise de découvrir une voiture inconnue parquée parmi des modèles familiers.
Sophie lui ouvrit la porte, sa fille était vraiment très belle, Une belle femme de 35 ans Nathalie était toujours étonnée de retrouver la moue de son père quand une situation ne plaisait pas à Sophie.
La pièce principal du chalet donnait surle champ avec une vue sur le col du Glandon, c'était agréable reposant, elle tourna la tête et aperçu sur la cheminée l'urne funéraire, drôle d'idée de son pére que de vouloir avoir ses cendres dispersées sur le sommet de l'étendard, elle avait découvert les dernières volontés de son père au moment de l'ouverture du testament.
Bien sur, elle avait laissé son notaire s'occupe de tout, il lui avait dit qu'il y aurait sûrement des gens qu'elle ne connaîtrait pas durant la cérémonie qui avaient été fixé par son père durant la fin de l'automne.
Elle dit bonjour à son fils qui ressemblait beaucoup à son grand oncle Alain, un garcon calme avec des cheveux blancs comme son grand père malgré sa jeunesse, Nathalie découvrit alors une femme âgée assise dans l'un des fauteuils, elle avait du être très belle durant sa jeunesse pensa Nathalie en la découvrant, la figure de la femme ne lui était pas étrangère.
C'est sa fille qui fit les présentation quand elle entendit le prénom de la femme elle comprit.
Sur le champs lui revint la fin de son adolescence, une époque ou son père avait été très triste. Elle se rappelait un repas de dimanche où il avait éclaté en sanglot et il avait dévoilé à Josette sa femme l'amour fou et irréel qui le rongeait depuis 30 ans.
Elle se souvenait parfaitement des photos noir et blanc qui se trouvaient sur l'ordinateur de la maison à cette époque.
La femme qui se levait péniblement pour la saluer était la femme des photos.
l'émotion l'envahit, le notaire lui avait dit que son père avait dressé une liste de personnes à contacter pour participer à sa dernière volonté, mais elle n'avait pas imaginer une seconde de se retrouver avec l'image vivante de cette période de sa vie.
Elle avait pu discuter avec son père sur l'expérience amoureuse au moment de son divorce, elle avait fini par comprendre les sentiments amoureux et les évènements qui avaient marqués la vie de son père, de sa vie amoureuse.
Il lui restait trois femmes dans sa mémoire et ses souvenirs qui comptaient et compteraient toutes sa vie, elle en faisait partie ainsi que sa mère et là, elle découvrait la troisième personne qui avait tant compter pour son père.
C'est Sophie qui la fit revenir à la réalité, elle dit à l'adresse de la femme « Oui, je vous connais depuis très longtemps, et je vous remercie d'être venue... »
Elle répondit d'une voix ferme pour son âge « C'est normal, je connaissais bien votre père et je lui devais cela. »
Le vent avait forcit, le pilote qui venait de déposer Sophie, la vieille femme et Nathalie avait coupé la turbine.C'est Sophie qui tenait l'urne, tout autour d'eux de la glace noir, l'endroit était sinistre et beau en même temps, un coin sauvage brut comme la naissance du monde, le sommet de l'Etendard au dessus d'eux brillait sous le soleil.
Sophie versa un peu de cendre dans les mains de Nathalie et de la vieille femme, quand la poussière commença à glisser de la main de la femme on l'entendit dire "Ta main glisse de la mienne et vient de se transformer en poussière, tu es celui que tu as toujours voulu être, tu es de la poussière d'étoiles"...
Le lendemain, la première neige recouvrit les traces...
dimanche 11 novembre 2007
Un drôle de dimanche ou l'épilogue
Publié par
Gérard
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15:20
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Réveil matinal
Réveil matinal
Je suis seul, Samedi a été un enfer, journée d'affluence, gestion de gens pénibles voir carrement désagreable, toutes une misére humaine devant sois.
Je regarde des solitudes avec dans leurs mains des outils de communications ultra performants, ma solitude est aussi profonde que la leur.
Besoin d'échange, de vraie complicité voir des visages s'éclairés comme durant les deux jours à Besançon, là rien du néant, Un seul sourire et un seul visage humain vu durant 10 heures, une personne prise aussi dans le délire marketing des FAI, mais un regard, une étincelle dans un décors vide morne.surtout une personne qui dit non qui ne baisse pas la tête, comme l'ensemble des moutons vus ce Samedi.
Mon réveil est pénible, vision de belle maman et de Catherine, il y avait lontemps...
J'aimerais échanger, parler, donc j'écris...
Le deuil est une vraie épreuve... faire glisser les êtres, ses sentiments dans le souvenir est insupportable, mais il faut le réaliser...
Je pense à nos arrieres grands pères et grands mères qui ont vécus et survecus au terrible massacre de 14 18, quels souvenirs ces hommes et femmes ont ils gardés de cette terrible épreuve...Ils ont dus être durant toutes leurs vies dans une terrible solitude durant leurs moments de souvenirs.
Je pleure, peut être mon hommage à toutes ces souffrances.
Publié par
Gérard
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06:51
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