mercredi 19 septembre 2007

Fatigué

Fatigué


Je suis fatigué, j'ai l'impression d'avoir fini une ascension, je suis au sommet, enfin non sur la crête sommitale devant moi, je devine le sommet il est vraiment à porter de mains maintenant.

Je dois d'abord me reposer et reprendre du recul, ma tête n'est plus encombrée et surtout je n'ai plus d'idées noires.

Merci encore à vous trois, Catherine Josette et Solange de m'avoir accompagner sur cette crête.

Le temps de l'A D N

Le temps de l'A D N

Je vais commencer à publier les chapitres d'un livre sur l'évolution possible de notre société il devrait permettre une réflexion sur ce que nous vivons en ce moment dans la société française.





Chapitre 1



Le parc du nouveau parc. Lyon Province Ouest anciennement France.
Le 21 septembre 2070, 9h heure universelle.



Doucement, presque sans bruit, le véhicule d'exploration N 231 peint au couleur de l'OCGC2 pivota sur lui-même.

La peinture blanche du véhicule était un reliquat de la période de l'ONU3.

Notre emplacement clignota sur l'écran de positionnement, nous étions sur le point GESP4 1231.

Victor demanda à l'ordinateur d'insérer la cartographie des années 2006 de la ville de Lyon en surimpression.

La réponse positive de l'ordinateur s'inscrit dans la pensée de Victor, il n'avait pas pu s'habituer aux nouvelles commandes mentales des ordinateurs.

Cette façon directe de communiquer le gênait, même s'il gardait toujours le contrôle de la machine.

La carte digitalisée de la ville de Lyon venait d'apparaître sur l'écran, Victor lut les noms des rues autour du point 1231.

Nous étions le long du fleuve Rhône sur ce qui ressemblait à un carrefour d'avenues, de chaque coté, les immeubles éventrés donnaient une idée de la violence des combats qui avaient eu lieu ici durant la bataille de la Méditerranée en 20405.

Derrière nous, la Place Bellecour, c'était la forêt entre les immeubles ; bon, il restait à indiquer l'adresse de Sophie et en avant.

13, rue de l'abondance.

Le tracé de l'itinéraire s'inscrivit en rouge fluorescent sur l'écran de l'ordinateur de bord, nous n'étions pas loin, dans 10 minutes tout au plus, nous serions sur les lieux.

« Sophie tu peux y aller, on est bien dans le quartier.

Le sifflement des moteurs électriques indiqua que notre véhicule redémarrait tout en se dirigeant vers le pont qui traversait le Rhône.

« Victor, je traverse dessus ou l'on passe à travers le fleuve ? » Me questionna Sophie dans les écouteurs.

« On ne prend pas de risque, je regarde si tu peux descendre le long du fleuve pour le traverser à gué.

- Oui bien compris, je remonte vers le sud, d'après le plan, il y a une sorte d'embarcadère, on doit pouvoir descendre avec le véhicule pour rejoindre le lit du fleuve. »

Le N 23 tourna sur place, Victor entendit le crissement du treillis des roues sur les restes du revêtement bitumineux de la chaussée.

De chaque cote de l'avenue, à perte de vue, des édifices en ruines, partout les arbres ont poussés, je reconnais parmi eux les bouleaux bilobés une descendance mutagène du bouleau ordinaire, ce fut l'une des premières mutations de grandes ampleurs observées après la Grande Catastrophe.

Sophie voulait revoir l'endroit ou elle avait passé sa prime enfance, nous profitons de notre mission pour nous rendre en pèlerinage. Je lui avais dit ce matin en empruntant les couloirs de la base Orange ou nous allions prendre la navette6 pour accomplir notre tache d'observation de l'écosystème.

Je trouvais cette démarche un peu bizarre de la part de Sophie, j'avais pour ma part fait un trait définitif sur le passé de ma famille.

Le N 23 arriva en haut de l'escalier qui descendait vers le débarcadère. Il pivota, guidé de main de maître par Sophie.

Elle était l'une des meilleures pilotes de N 23 et il fallait être douée pour tenir les commandes de ce type d'engin.

« Victor, je peux descendre » me dit-elle dans mon casque de pensée.

« Oui, pas de problème, il n'y a aucune présence vivante sur notre détecteur d'ADN. »

Mon regard examina d'un coup d'oeil les données atmosphériques.

Pour un mois de septembre, il faisait déjà froid, le thermomètre indiquait 2 degrés au dessous du zéro.

Bientôt le fleuve allait geler en surface, l'hiver était bien précoce cette année.

Doucement le N23 descendit sur les marches j'observais sur l'autre rive un endroit pour accoster.

Je repérais un plan incliné qui devait servir à mettre à l'eau des bateaux dans le temps.

« Sophie tu as vu, à 14 heures, il y a un plan incliné, on va se diriger vers lui pour pouvoir ressortir.

- Oui, c'est bon, je commence à descendre. »

Le véhicule piqua d'un coup pour aborder l'eau du fleuve, il ne paraissait pas très profond. Le fleuve laissait apparaitre des bancs de graviers et de sables.

La hauteur du véhicule étant suffisamment important pour éviter de mettre en marche les turbines amphibies, on progressa en roulant, parcourant les bancs de graviers recouverts d'herbes.

Une bourrasque de neige balaya le fleuve.

« Quel sale temps, il annonce quoi à la météo » me dit Sophie

« Rien de bon, de la neige, mais on devrait être reparti vers la base avant midi. »

D'ailleurs, la base nous appela.

« Mission Z 235, Ou en êtes vous ?

-.Victor, nous progressons vers la rive Est du fleuve, rien à signaler. Je reprends contact comme convenu dans une heure.

- Bien, Z 235, bonne continuation. »

Je raccrochais, le N 23 remonta le plan incliné, Sophie arrêta le véhicule.

« Tu te rends compte, je me suis promenée ici avec ma mère. Je me rappelle parfaitement, c'était juste avant le début de l'offensive de l'axe du mal. Je devais avoir 10 ou 12 ans, le temps n'était pas déréglé comme maintenant, le courant nord atlantique existait encore.

J'ai perdu le contact avec elle dès le premier jour de la guerre. » Me dit elle.

Je sentis sa voix modifiée par l'émotion.

« Bon Sophie, on va voir la suite ? » dis je en essayant de lui faire reprendre conscience que l'on devait avancer.

« Oui, je remonte vers le parking on va ensuite prendre l'ex avenue Gambetta, c'est plus très loin. »

Les immeubles en ruines défilèrent dans le champ de vision du N 23, quelques arbres avaient repoussé à travers l'avenue.

« Il y avait des platanes sur cette avenue, je me souviens qu'ils étaient malades. Mon grand père m'avait montré le champignon qui les rongeaient.

- Sophie, je suis au niveau de la place Aristide Briand, tu reconnais ?

- Oui, oui; très bien l'entrée de l'immeuble est au fond de la place. »

Je distinguai sur le cote droit de la place un véhicule de combat, à sa forme, surement un char Leclerc, le modèle standard de l'armée française à cette époque on avait du se battre ici.

Sophie arrêta le véhicule.

« Bon, c'est là, Victor tu vérifies le niveau de pollution ici?

- Oui, ça va, niveau moyen on peut sortir avec la combinaison B.

- Je passe la mienne je te rejoins devant l'entrée de l'immeuble. »

Dit Sophie en coupant les générateurs du véhicule.

J'ouvris le sas, l'air extérieur rentra, doucement je refermais la porte du sas, mon masque à gaz filtra l'air froid, je connectais mon appareil de communication.

« Oui, Sophie, je suis à la sortie du sas à l'arrière du véhicule, et toi tu es sorti.

- Je suis devant l'entrée de l'immeuble, je t'attends. »

Je n'ai toujours pas compris pourquoi les concepteurs du N 23 ont séparé physiquement le pilote des opérateurs, Serge notre responsable n'avait expliqué que c'était pour rester opérationnel même en cas de dépressurisation de la cabine. La bulle avant, lieu de pilotage du véhicule, était indépendante donc on permettait ainsi de ramener le véhicule même si il y avait un problème dans la cabine des opérateurs.

Moi j'ai toujours pensé que c'était une conception qui restait rattacher à la typologie des chars de combats et nous n'étions plus en guerre depuis longtemps.

J'aurais préfère être avec le conducteur enfin c'était comme cela.

Sur ces pensées; je sortis et découvris Sophie debout dans sa combinaison B.

Une sacrée prouesse cette combinaison, elle permettait de supporter une pollution de type B pendant au moins 4 heures et cela sans aucun danger, la technologie avait fait des progrès depuis Thernobyl !

« Bon, alors tu vas me faire faire le tour du propriétaire » Dis-je en montrant l'entrée de l'immeuble.

Sophie me sourit derrière son casque.

« Oui Victor s'il te plait arrête de plaisanter c'est très émouvant pour moi. »

Je lui souris. « Oui je le sais bien, c'est ma façon de te protéger justement.

- Oui, j'en suis consciente, Victor. »

Nous sommes très complices Sophie et moi, je sais très bien qu'elle vit des moments très dures et je préfère dans ce cas jouer le couplet de l'ironie.

Elle franchit l'entrée complètement fracassée et éventrée apparemment un coup au but d'un char.

« Oui il y avait la loge des gardiens à cette endroit » En me montrant un trou béant qui devait contenir l'appartement des gardiens.

« Oui j'espère pour eux qu'il était dans les escaliers. » Dis je en souriant.

« Mais Victor, tu peux arrêter. » Me dit Sophie.

« Ok, ok. » Dis-je en la suivant.

On déboucha dans un parc.

« Et bien Sophie, tu habitais dans un résidence plutôt sympa.

' Oui les grands parents s'étaient saignés à blanc pour se payer l'appartement et nous avons passée de très bon moment ici dans le parc avec les autres enfants de la propriété. »

J'observais en écoutant Sophie c'était plutôt grand, des arbres avaient poussés presque partout, ça ressemblait à une sorte de bois, toujours les bouleaux bilobés et des sapins, une flore plutôt rare.

« il y avait déjà des sapins, Sophie, dans le parc ?

- Oui, oui, deux ou trois vers le fond »

Dit elle en m'indiquant le fond du parc.

« Oui c'est pour cela qu'ils ont pu repousser après l'attaque.

- Oui sans aucun doute, mais ils ont du subir une sacrée mutation. » Dis-je tout en observant les balcons qui entourent le jardin central.

« Allo, mission 235, avez vous réalisé les prélèvements ?

-Oui nous sommes en train de prélever des aiguilles de sapins »

Je m'accroupis, tout en continuant à parler avec la base, pour recueillir un peu d'aiguilles de sapins déjà mélangées avec de la neige et les plaça dans les supports à échantillons le long de ma cuisse.

Quand je pense que l'on était payé pour ramasser des échantillons de plantes et faire du tourisme dans notre passé, j'eus un peu honte de travailler pour l'OCGC.

Il neigeait de plus en plus, le ciel était devenu gris acier.

Sophie, sans hésiter, se dirigea vers la droite du jardin.

« Oui c'est là, l'entrée de la montée, elle est là » dit elle d'une voix fébrile.

« Tu veux rentrer ?

- Bien sur, je ne suis pas venue ici pour ne pas voir comment est l'appartement.

- Oui je veux bien, mais prudence on ne sait jamais. » Dis-je sortant une lampe de ma poche latérale.

Elle rentra dans le hall, plus rien, des traces de rouilles contre un mur au fond.

Sophie me dit.

« C'était l'endroit des boites à lettres. »

Il restait un bâtis de porte on le franchit, un escalier devant nous.

« Je passe devant » Dis-je à Sophie.

« Oui si tu veux »

Je montais m'éclairant avec la lampe, il n'y avait plus rien, c'était du béton brut. Les paliers n'avaient plus de portes, le jour éclairait sans trop de problème l'escalier.

« Le cinquième, c'est là, à droite, on était à droite. » Me dit elle fébrile.

Je rentrais dans le hall de l'appartement, la poussière était partout une couche épaisse recouvrait le sol.

Rien il n'y avait plus rien, cela faisait bientôt 40 ans que l'endroit fut déserté suite à l'ouverture des hostilités entre la coalition des états musulmans et les états unis d'Europe.

Je ne savais pas comment c'était déroulé la fuite de Sophie durant l'attaque et je ne voulais pas lui rappeler ces moments là.

Je marchais dans la poussière, c'est drôle il n'y en avait pas du tout dans les escaliers, surement un effet de ventilation dans la cage.

« Sophie, tu fais attention la cage d'ascenseur est ouverte » Dis-je en reculant pour lui dire de rentrer dans son appartement.

J'étais dans le hall à ma droite apparemment une pièce qui devait servir de cuisine.

« Sophie, c'était la cuisine ? » En montrant à Sophie des débris de bois et des morceaux de verre épars sur le sol parmi la poussière.

« Oui c'était notre cuisine. » Dit elle la voix tremblante visiblement émue.

« Bon, si tu veux on arrête là. » Lui dis-je en regardant mes bottines sur la couche de poussière.

Devant un couloir je lui dis.

« C'était les chambres ? »

Elle me répond « Oui vas y je ne peux pas. »

Je fis deux pas, le couloir était sombre malgré la lumière qui venait des pièces du fond.

« Mince » Dis-je juste à coté de ma botte une trace de pas parfaitement nette, une trace d'équipement C et plus loin, des traces qui se mêlaient sur le sol.

Sophie me dit.

« Qu'es ce qui se passe ?

- Il y a des traces sur le sol on est venu très récemment dans cette pièce les types étaient en combinaisons C vu les traces au sol.

- Impossible. » me dit Sophie qui vint me rejoindre.

Tu vois des membres des services de sécurité ici ? Non tu dois te tromper.

- Enfin regarde là » Dis je en braquant le faisceau de ma lampe.

« Ça ressemble bien à des traces de bottines non ? »

Sophie fit oui avec la tête.

« C'est bizarre non, les traces sont très récentes en plus regarde, ils étaient au moins trois. »

Je regarde Sophie « Au fait tu ne m'a jamais dit ce que faisaient tes parents avant la grande catastrophe.

- Ma mère travaillait dans un laboratoire nommée P4 à Lyon, un laboratoire qui travaillait sur l'ensemble des maladies virales pour l'essentiel.

Et mon père était chercheur à l'école normale supérieure ou il enseignait la paléontologie.

Mais pourquoi cette question » En me regardant avec un air inquiet.

« Non rien j'essaie de comprendre pourquoi on trouve des traces de pas des membres de la sécurité dans un appartement abandonné depuis bientôt 40 ans, c'est tout. »

Sophie pénétra dans la chambre de droite.

« Regarde Victor on a retiré le reste de parquet ici ! »

Je découvris la moitié de la surface de la pièce béton nu, les restes de parquet dans un coin comme si on avait voulu voir ce qui était en dessous.

« Et bien Sophie apparemment ton appartement est le dernier lieu de rencontre de la sécurité ?

Moi qui venait ici pour réaliser une sorte de pèlerinage, je suis plutôt servi »

Dis je en bougeant les morceaux de plancher.

« Tu couchais ou ? » dis je à Sophie qui regardait une partie du mur au dessus de l'entrée de l'autre chambre.

« C'était celle ou je suis, mais si il y a une cache ou on peut trouver quelques choses. C'est plutôt à cette endroit. »

Me dit-elle en me désignant le haut de la porte.

Je lui dit.

« Mais pourquoi ? Ils avaient des choses à cacher il y a 40 ans ?

- Non, mais je me souviens de mon père qui m'avait dit qu'il existait une petite cache dans le doublage du mur juste au dessus de la porte.

Il l'avait trouvé en refaisant les tapisseries de la chambre un ou deux ans avant la grande catastrophe, c'est à mon avis le seul endroit ou il peut avoir quelque chose. »

Intrigué, je regardais l'endroit, c'était lisse pas de trace de trappe.

Sophie se saisit de l'outil universel qui équipait les combinaisons de type B, une sorte de couteau suisse, elle gratta sur la paroi avec une petite scie.

« Tu vois, c'est ici. »

Tout en retirant une sorte de plaque de plâtre.

« En fait c'est creux et si il y a quelques choses c'est ici. » dit Sophie grattant le plâtre avec l'outil.

« Mais je ne peux pas voir c'est trop haut il me faudrait un support pour monter à la bonne hauteur. »

Je regardais autour de moi pas grand chose, je reculais il y avait un reste de toilette au sol je lui dis.

« Ça ira, c'est suffisamment haut. » Dis je en le trainant vers le couloir.

Sophie monta dessus s'équilibrant sur mes épaules elle dégagea le plâtre.

« Victor, je crois que j'ai trouvé, ça ressemble à une sorte de tube. »

Elle le retira, c'est un tube apparemment en aluminium un peu comme un étui de cigare.

« Tu as déjà vu cela durant ton enfance. » Dis je.

« Non aucun souvenir c'est bizarre. » Elle redescendit, tenant le tube dans sa main.

« Attend un moment, je dois le passer au scintillomètre pour vérifier son niveau de pollution. »

Je passai le détecteur dessus, l'aiguille resta au niveau de pollution ambiant.

« Bon ça va, c'est marrant on dirait un étuis à cigare. » Dis je il y avait un bouchon vissé on l'ouvrit.

Sophie tourna délicatement puis l'ouvrit, dedans un vulgaire cigare assez gros il était là depuis plus de 40 ans.

« Sophie ton père fumait ?

- Non ma mère non plus. »

Je sors le cigare le retourne.

« Bon écoute on le ramène a la base, on verra bien.

Tu as fait le tour ? » dis je.

Sophie regardait debout immobile la chambre de ses parents.

Je lui pris l'épaule.

« Allez viens, on rentre »

Elle se retourna, son regard rempli de larmes.

« Tu te rends compte, je ne sais même pas ou ils ont disparus »

Je lui souris à travers la visière de mon casque.

« Oui comme beaucoup des rescapés »

On descendit l'escalier, dehors la tempête s'annonçait .

« Pressons nous, j'aimerais pas rester coincé dans le N 23. »

L'ex autoroute A 7 défilait, on redescendit vers le terminal pour prendre la navette, la neige tombait dru et on ne voyait plus rien.

Sophie me dit.

« Victor, on ne parle pas de notre découverte ?

- Non, je vais regarder sur la base mondiale le travail du P4 à l'époque et puis il nous faut examiner le cigare que l'on ramène.

- Oui tu as raison. »

« Mon commandant, voilà le rapport de l'écoute de la mission Z 235 apparemment ils ont découvert quelques choses dans l'immeuble à Lyon.

Que fait on ? » lui grommela l'officier debout devant le commandant en lui tendant une feuille

« Pour le moment rien, on les place sur écoute permanente et on observe. » Lui dit le commandant Coppens en se retournant vers le mur d'écran qui commandait l'ensemble de la sécurité de L'Europe.

1N 23 : Véhicule standard de reconnaissance de OCGC est entièrement motorisé avec la nouvelle plate forme à l'hydrogène, ce véhicule est amphibie, les trains de roues sont équipés par des pneumatiques en treillis métallique, il est équipé des derniers outils de communications, il a été mis au point durant l'année 2065.

2OCGC : Organisme de contrôle de la Grande Catastrophe institution scientifique qui contrôle et étudie les effets de la grande catastrophe. Désastre nucléaire qui ravagea le sud de L'Europe et de la France à l'ouverture des hostilités en 2032.

3ONU : Organisation des nations unies organisme chargé durant la fin du 20 ème siècle et le début du 21 ème de réaliser l'équilibre entre les forces en présence sur la planète et d'éviter des conflits. Cette organisme disparut en même temps que les états unis d'Amérique. Lien wikipedia :

4GESP : Global Européen système position : l'ancêtre du GESP fut dans les années 1990 le GPS. Il fut mis au point à la chute des états unis après la grande guerre civile par le gouvernement européen.

5La bataille de la méditerranée : Dernière véritable offensive des forces coalisées des états musulmans avant le traité de paix de 2043.

6Navette : Système de transport mis au point par la Confédération Suisse dans les années 2010. Entièrement basé sur des tunnels supraconducteurs, l'ensemble de L'Europe est couvert d'un maillage de tunnels, les vitesses obtenues par ce système de transport sont proches de la vitesse supersonique.

La réponse

Je viens de recevoir ton mail, mal très mal, tes doigts viennent de se transformer en poussieres dans ma main...
J'essaye de surmonter la douleur, je vais me coucher, impossible de dormir, j'écris vers 4 heures du matin sur une feuille je le récris en ce moment
Déjà le contenu du mail

"Comme je m’y suis engagée, je t’envoie un mail pour tenter de t’expliquer une dernière fois une rupture que, visiblement, tu n’as jamais pu comprendre ou voulu admettre.

Reprenons le film au début (puisque toute fin suppose un début).

Scène 1 : tu es amoureux de moi et tu me le dis. Quant à moi, je t’aime bien, i’apprécie nos discussions mais je n’imagine pas une relation plus intime. Je te le dis en essayant de ne pas te blesser mais tu ne l’entends pas ou tu fais semblant de ne pas comprendre. Puis tu m’offres un cadeau et j’essaie de le refuser parce que je sais que je ne pourrai rien te donner en retour. Tu insistes et je craque (culpabilité ? peur de faire souffrir ?)

Scène 2 : je suis chez mes parents avec Nadia. Tu es venu avec un copain. Comme prévu, je suppose, le copain s’isole avec Nadia et je me retrouve avec toi. Ce qui devait arriver se produit : nous passons la soirée ensemble à flirter. Au moment de partir, je t’annonce que nous avons passé un bon moment mais que je ne souhaite pas poursuivre cette relation. Tu prends très mal la chose. Tu t’en vas, tu es décomposé.

Les jours passent, tu as l’air si malheureux. Tu essaies de me convaincre d’accepter de rester avec toi. Je tiens bon mais je te vois souffrir et je me le reproche. Alors, une fois de plus, je craque et j’accepte d’entamer une relation qui ne peut que mal se terminer.

Scène 3 : nous sommes maintenant ensemble, tu m’aimes et je vois notre relation à travers ton regard amoureux. Je finis par croire que moi aussi je t’aime. Bien entendu, je m’illusionne mais je ne le sais pas encore. Je préfère penser que notre relation a un sens faute d’avoir un avenir.

Scène 4 : le charme s’est dissipé. Je sais que je ne suis pas amoureuse, pire, je commence à t’en vouloir de m’enfermer dans une relation que, au fond, je n’ai jamais souhaitée. Je veux rompre. Nous nous séparons. A nouveau, tu es malheureux. Et, jour après jour, tu essaies de m’amener à revenir sur ma décision. Alors, pour la troisième fois, je craque.

Scène 5 : nous avons repris une route commune mais je ne suis pas heureuse. Comment te dire à nouveau ce que je t’ai déjà dit et que tu n’as jamais entendu ? Je suis maintenant mal avec toi mais comment partir ? Je voudrais que tu comprennes qu’il faut en finir. Mais non, rien ne se passe. Tu t’accroches. Plus le temps passe et plus je dois te faire souffrir.

L’histoire approche de sa fin. Je viens de rencontrer l’homme qui est dans ma vie depuis maintenant trente ans. Je suis amoureuse et j’ai maintenant la force de rompre définitivement. Cette fois, je ne veux plus rien expliquer, je ne veux plus que tu me retiennes, je ne veux plus me sentir coupable. Après tant d’évasions ratées, je me fais enfin la belle sans regarder derrière moi. Ce désir si longtemps contenu éclate maintenant dans toute sa violence. Je sais que je te fais du mal mais tant pis : je m’échappe, je me sauve, au vrai sens du terme.

Sans rancune,

Catherine"



Ma réponse


"bonsoir,
merci, tu viens de rompre le charme...
j'imaginais pas que tu ais pu souffrir autant avec moi...
je me soigne"



J'étais une tumeur, et je comprends mieux ta fuite, heureusement de la maladie est né un amour qui dure toujours...

Il me reste à redevenir l'amant de ma femme....