Un après-midi
La chambre de Sylvain était séparée en deux une très grande pièce et une sorte d'alcôve ou Sylvain avait mis son lit, je ne rappelle pas pourquoi j'étais là, mais j'ai dans la tête ton visage quand il a mis le disque des pink floyd et ou il t'a emmené dans sa chambre, me laissant seul dans cette grande pièce.
Le morceau était "Echoes", je savais que de l'autre côté de la porte tu devais être en train de subir les caresses de Sylvain.
J'étais fou amoureux de toi, je te connaissais depuis 3 mois et je n'arrivais pas à te déclarer mon amour, remarque cela ne change pas trop !
Nous avions déjà discuté de son comportement et je n'arrivais pas à comprendre ce qui te rattachait encore à lui.
Ces 16 minutes 30 de musique est à jamais gravé dans ma mémoire comme la plus violente offense faite à une femme...
Tu m'as avoué plus tard qu'il s'était comporté comme un goujat, et moi j'avais dû subir cette humiliation celle d'attendre son bon plaisir...
Souvent je pense à cette scène, et j'ai mal...
Je vois cette porte, comme le dernier obstacle à notre rencontre, je dois la franchir pour solder ce que nous avions commencé il y a 35 ans, découvrir derrière cette porte-miroir la femme que tu es devenue et rompre le charme.
Enfin, pouvoir écouter "Echoes" sans pleurer...
jeudi 13 septembre 2007
Un aprés-midi
Publié par
Gérard
à
23:06
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