samedi 29 septembre 2007

Vide

Vide

Sensation de vide depuis ce matin, j'aime pour aimer, le lien amoureux me manque terriblement, j'ai passé 30 ans de ma vie avec ce lien et là , plus rien le néant, j'essaie bien de reconquérir Josette mais cela prendra beaucoup de temps et de patience.
Je ne peux pas vivre sans aimer...

vendredi 28 septembre 2007

De l'échec

De l'échec

Je réflechis sur mon comportement professionnel depuis 30 ans.
J'ai vraiment commencé à travailler à la fin de ma relation avec Catherine,
et depuis je me trouve toujours en situation d'échec , pas totalement bien sur, mais je ne conclus jamais vraiment une idée, un projet comme si, la conclusion n'avait pour moi aucune importance et je commence à comprendre que ce deuil non réalisé m'a empeché de me réaliser pleinement du moins sur le plan profesionnel la pensée pourrait se traduire par "à quoi bon, ce qui m'importe c'est Catherine "
Drole de sensation, mais il n'est jamais trop tard ...

mercredi 26 septembre 2007

Une photo par jour


une photo par jour

Un rayon de soleil devant l'hotel dieu

mardi 25 septembre 2007

Une photo par jour


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Une sculpture sur les berges du Rhône

Colère

Colère

Pourquoi j'exprime mes sentiments d'une manière si colérique ?

J'aimerais savoir pourquoi je n'arrive pas plus à me contrôler fatigue ? Possible.

Hier soir, un long moment de tendresse avec Josette, si ma fille pouvait finir rapidement sa crise d'adolescent ce serait bien ...

mais bon on ne peut pas griller les étapes...

lundi 24 septembre 2007

Reconquerir

Reconquerir


Il me faut reconquérir Josette, réapprendre à l'aimer, être à ses cotes, l'épauler dans ses épreuves, nos épreuves , voir l'avenir sans renier le passé mais ne plus vivre dans le passé, se donner des objectifs réalisables.
Surtout recommuniquer, renouer avec la femme assise sur le sol au dessus d'un col de Chamrousse il y a 20 ans et qui venait de me dire oui pour un voyage en Andalousie.
Je ne veux pas casser le lien au contraire les épreuves que je passe actuellement fortifie ce lien...

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Un graffiti sur un mur de l'hôtel dieu..

dimanche 23 septembre 2007

Du nomade libre...mais vidéo surveillé

Du nomade libre...mais vidéo surveillé



En me promenant dans Lyon et principalement sur les aménagements récents et très réussis des quais du Rhône, je me suis aperçus du nombre grandissant des caméras de vidéo surveillance.
Durant mes longs moments de marche je me suis mis à réfléchir sur ce genre d'évolution des moyens de surveillance.
Une interrogation me revient sans arrêt "de quel droit peut-on envisager de suivre et d'enregistrer chaque faits et gestes de nos concitoyens."
Les défenseurs de ce type de surveillance disent que c'est pour notre bien ?
D'autres prétendent que cette méthode de surveillance fait baisser la délinquance...
D'autres encore expliquent que cela permet d'auto policer la foule et le comportement...
D'autres nous explique que tout cela est conforme aux droits de l'homme, qu'il y a une charte sur le site de la mairie de Lyon...
D'autres encore nous affirment qu'en Angleterre les enregistrement ont permis de découvrir très rapidement les auteurs des attentats du métro de Londres...
je m'interroge cela peut sembler normal... après tout, si je ne suis pas coupable d'actes répréhensibles, quel danger de ce contrôle, aucun...
Mais qui définit l'acte répréhensible....
Je donne un exemple je pars de chez moi avec mon lecteur de musique sur les oreilles.
Ce lecteur est aussi un téléphone GSM avec cette instrument on peut savoir ou je vais marcher, les fréquences de mes ballades, cette technique existe depuis très longtemps mais en fait on repère le téléphone pas le porteur du GSM...
En couplant le repérage du GSM avec la vidéo surveillance on peut donc très rapidement tracer n'importe qui dans ses activités quotidiennes...
Oui, mais tu ne fais rien de répréhensible ??? me répète mon cerveau
Non bien sur ...
Mais au fait il écoute quoi dans son lecteur se dit l'homme qui me suit depuis 15 jours avec ses écrans de contrôle.
L'homme est assis devant ses écrans et se dit c'est bizarre il marche toujours avec son lecteur par curiosité il réalise un zoom sur moi, prend un certain nombre de photo et m'enregistre sur une simple hypothèse...
La on va me dire c'est interdit ... oui, mais c'est possible...
Je suis dans la boite, je n'ai rien fait de répréhensible... mais je suis déjà fiché enregistré ...
La est le vrai danger de cette technique, nous sommes tous des criminels en puissances...
En fait en écrivant cela, je pense qu'il devient urgent d'accorder le droit d'être "déconnecté" à l'ensemble des réseaux
Une sorte de droit à retrouver la vraie liberté du nomade de la préhistoire.
Cela devient un droit aussi important que les droits de l'homme
Le droit de déconnections doit être inscrit dans la constitution comme dans la charte européenne des droits de l'homme...
D'ailleurs je suis très étonné que l'on ne filme pas les réunions du conseil des ministres après tout si moi, on me filme dans mes activités, pourquoi certains auraient déjà le droit à la déconnection !

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l'Etendard, un beau sommet de Savoie Yves et moi nous l'avions gravi il y a plus de 20 ans.

Infinie tristesse et accélération du temps

Infinie tristesse et accélération du temps


Je me suis levé ce jour de l'automne avec une tristesse au corps, j'ai la sensation de vivre une accélération du temps comme si mon cerveau brulait les étapes après 30 ans d'hibernation, je pense aux amis morts en montagnes et aux amours morts et c'est pour moi une infinie tristesse.
Nous avons Josette et moi échangé caresses et douceurs ce que nous n'avions pas fait depuis très longtemps, Je déteste la mort...

Rupture philosophique

Rupture philosophique

L'être humain a une capacité d'adaptation étonnante il est capable grâce à son intelligence de progresser, d'innover, de conquérir.
Je suis dans une entreprise qui développe exactement l'inverse.

Je suis en rupture philosophique

samedi 22 septembre 2007

Sentiments et sensations étranges

Sentiments et sensations étranges


Ce matin longue discussion avec Josette puis Solange sur le mail de Catherine, je n'ai plus le lien amoureux avec elle, le charme s'est vraiment brisé à la lecture du mail, c'est assez étrange je n'ai plus la boule d'angoisse qui m'envahissait avant, bien sûr, l'évocation de cette relation ne reste toujours pénible et douloureux mais le lien est brisé, maintenant il me reste à savoir pourquoi je me suis enfermé dans cette relation amoureuse durant 35 ans.
le chemin est encore long mais je regarde vers l'avenir, je ne suis plus tourné sur mon passé, j'ai rompu l'espace temps qui me reliait à Catherine, je souhaite que la vie comblera de joie la femme de 50 ans qui a coupé le lien et que mon souvenir ne sera pas que la vision du cancer écrit dans son mail.
Avec le temps, je sais que je ne garderais que les bon souvenirs dans ma mémoire.
Je suis empreint d'un sentiment de tristesse durant l'écriture de ce texte comme on peut l'être quand on a perdu un proche, j'ai ressenti cela à la mort de mon copain de cordée mort en montagne il y a 4 ans.
C'est assez confus comme sentiment, mais je suis plus serein.

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Belle vue sur le Rhône depuis le pont de la guillotière vers 9H30

vendredi 21 septembre 2007

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La tour de la Part Dieu à lyon vers 7h30

jeudi 20 septembre 2007

Me reconstruire

Me reconstruire

Je crois que Catherine a raison, ma reconstruction passe par un partenaire neutre mais je ne sais pas si cela passe par un professionnel, je suis très hésitant là dessus.

Ma question est plutôt comment je me suis trouvé coincé durant 30 ans avec cette obsession? et pour quel raison j'ai accompli un non dit sur cet amour impossible aussi long ?

La crête est jolie... sans réellement de pente, mais elle me parait très très longue...

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La rue de la République vers 14h30

Larmes

Larmes

Je viens de pleurer, mais je pleure dans le rationnel, maintenant que je sais c'est radicalement différent, le deuil sera long douloureux mais ce n'est plus qu'un deuil.
Vivre avec le lien brisé mais vivre, ne plus être dans une sorte de sas qui n'a pas de porte sur l'extérieur comme je l'ai vécu durant 30 ans.
Ce matin le ciel était bleue au dessus du pont de la Guillotière comme mes pensées...même si je ne suis qu'au début de mon parcours intérieur.

mercredi 19 septembre 2007

Fatigué

Fatigué


Je suis fatigué, j'ai l'impression d'avoir fini une ascension, je suis au sommet, enfin non sur la crête sommitale devant moi, je devine le sommet il est vraiment à porter de mains maintenant.

Je dois d'abord me reposer et reprendre du recul, ma tête n'est plus encombrée et surtout je n'ai plus d'idées noires.

Merci encore à vous trois, Catherine Josette et Solange de m'avoir accompagner sur cette crête.

Le temps de l'A D N

Le temps de l'A D N

Je vais commencer à publier les chapitres d'un livre sur l'évolution possible de notre société il devrait permettre une réflexion sur ce que nous vivons en ce moment dans la société française.





Chapitre 1



Le parc du nouveau parc. Lyon Province Ouest anciennement France.
Le 21 septembre 2070, 9h heure universelle.



Doucement, presque sans bruit, le véhicule d'exploration N 231 peint au couleur de l'OCGC2 pivota sur lui-même.

La peinture blanche du véhicule était un reliquat de la période de l'ONU3.

Notre emplacement clignota sur l'écran de positionnement, nous étions sur le point GESP4 1231.

Victor demanda à l'ordinateur d'insérer la cartographie des années 2006 de la ville de Lyon en surimpression.

La réponse positive de l'ordinateur s'inscrit dans la pensée de Victor, il n'avait pas pu s'habituer aux nouvelles commandes mentales des ordinateurs.

Cette façon directe de communiquer le gênait, même s'il gardait toujours le contrôle de la machine.

La carte digitalisée de la ville de Lyon venait d'apparaître sur l'écran, Victor lut les noms des rues autour du point 1231.

Nous étions le long du fleuve Rhône sur ce qui ressemblait à un carrefour d'avenues, de chaque coté, les immeubles éventrés donnaient une idée de la violence des combats qui avaient eu lieu ici durant la bataille de la Méditerranée en 20405.

Derrière nous, la Place Bellecour, c'était la forêt entre les immeubles ; bon, il restait à indiquer l'adresse de Sophie et en avant.

13, rue de l'abondance.

Le tracé de l'itinéraire s'inscrivit en rouge fluorescent sur l'écran de l'ordinateur de bord, nous n'étions pas loin, dans 10 minutes tout au plus, nous serions sur les lieux.

« Sophie tu peux y aller, on est bien dans le quartier.

Le sifflement des moteurs électriques indiqua que notre véhicule redémarrait tout en se dirigeant vers le pont qui traversait le Rhône.

« Victor, je traverse dessus ou l'on passe à travers le fleuve ? » Me questionna Sophie dans les écouteurs.

« On ne prend pas de risque, je regarde si tu peux descendre le long du fleuve pour le traverser à gué.

- Oui bien compris, je remonte vers le sud, d'après le plan, il y a une sorte d'embarcadère, on doit pouvoir descendre avec le véhicule pour rejoindre le lit du fleuve. »

Le N 23 tourna sur place, Victor entendit le crissement du treillis des roues sur les restes du revêtement bitumineux de la chaussée.

De chaque cote de l'avenue, à perte de vue, des édifices en ruines, partout les arbres ont poussés, je reconnais parmi eux les bouleaux bilobés une descendance mutagène du bouleau ordinaire, ce fut l'une des premières mutations de grandes ampleurs observées après la Grande Catastrophe.

Sophie voulait revoir l'endroit ou elle avait passé sa prime enfance, nous profitons de notre mission pour nous rendre en pèlerinage. Je lui avais dit ce matin en empruntant les couloirs de la base Orange ou nous allions prendre la navette6 pour accomplir notre tache d'observation de l'écosystème.

Je trouvais cette démarche un peu bizarre de la part de Sophie, j'avais pour ma part fait un trait définitif sur le passé de ma famille.

Le N 23 arriva en haut de l'escalier qui descendait vers le débarcadère. Il pivota, guidé de main de maître par Sophie.

Elle était l'une des meilleures pilotes de N 23 et il fallait être douée pour tenir les commandes de ce type d'engin.

« Victor, je peux descendre » me dit-elle dans mon casque de pensée.

« Oui, pas de problème, il n'y a aucune présence vivante sur notre détecteur d'ADN. »

Mon regard examina d'un coup d'oeil les données atmosphériques.

Pour un mois de septembre, il faisait déjà froid, le thermomètre indiquait 2 degrés au dessous du zéro.

Bientôt le fleuve allait geler en surface, l'hiver était bien précoce cette année.

Doucement le N23 descendit sur les marches j'observais sur l'autre rive un endroit pour accoster.

Je repérais un plan incliné qui devait servir à mettre à l'eau des bateaux dans le temps.

« Sophie tu as vu, à 14 heures, il y a un plan incliné, on va se diriger vers lui pour pouvoir ressortir.

- Oui, c'est bon, je commence à descendre. »

Le véhicule piqua d'un coup pour aborder l'eau du fleuve, il ne paraissait pas très profond. Le fleuve laissait apparaitre des bancs de graviers et de sables.

La hauteur du véhicule étant suffisamment important pour éviter de mettre en marche les turbines amphibies, on progressa en roulant, parcourant les bancs de graviers recouverts d'herbes.

Une bourrasque de neige balaya le fleuve.

« Quel sale temps, il annonce quoi à la météo » me dit Sophie

« Rien de bon, de la neige, mais on devrait être reparti vers la base avant midi. »

D'ailleurs, la base nous appela.

« Mission Z 235, Ou en êtes vous ?

-.Victor, nous progressons vers la rive Est du fleuve, rien à signaler. Je reprends contact comme convenu dans une heure.

- Bien, Z 235, bonne continuation. »

Je raccrochais, le N 23 remonta le plan incliné, Sophie arrêta le véhicule.

« Tu te rends compte, je me suis promenée ici avec ma mère. Je me rappelle parfaitement, c'était juste avant le début de l'offensive de l'axe du mal. Je devais avoir 10 ou 12 ans, le temps n'était pas déréglé comme maintenant, le courant nord atlantique existait encore.

J'ai perdu le contact avec elle dès le premier jour de la guerre. » Me dit elle.

Je sentis sa voix modifiée par l'émotion.

« Bon Sophie, on va voir la suite ? » dis je en essayant de lui faire reprendre conscience que l'on devait avancer.

« Oui, je remonte vers le parking on va ensuite prendre l'ex avenue Gambetta, c'est plus très loin. »

Les immeubles en ruines défilèrent dans le champ de vision du N 23, quelques arbres avaient repoussé à travers l'avenue.

« Il y avait des platanes sur cette avenue, je me souviens qu'ils étaient malades. Mon grand père m'avait montré le champignon qui les rongeaient.

- Sophie, je suis au niveau de la place Aristide Briand, tu reconnais ?

- Oui, oui; très bien l'entrée de l'immeuble est au fond de la place. »

Je distinguai sur le cote droit de la place un véhicule de combat, à sa forme, surement un char Leclerc, le modèle standard de l'armée française à cette époque on avait du se battre ici.

Sophie arrêta le véhicule.

« Bon, c'est là, Victor tu vérifies le niveau de pollution ici?

- Oui, ça va, niveau moyen on peut sortir avec la combinaison B.

- Je passe la mienne je te rejoins devant l'entrée de l'immeuble. »

Dit Sophie en coupant les générateurs du véhicule.

J'ouvris le sas, l'air extérieur rentra, doucement je refermais la porte du sas, mon masque à gaz filtra l'air froid, je connectais mon appareil de communication.

« Oui, Sophie, je suis à la sortie du sas à l'arrière du véhicule, et toi tu es sorti.

- Je suis devant l'entrée de l'immeuble, je t'attends. »

Je n'ai toujours pas compris pourquoi les concepteurs du N 23 ont séparé physiquement le pilote des opérateurs, Serge notre responsable n'avait expliqué que c'était pour rester opérationnel même en cas de dépressurisation de la cabine. La bulle avant, lieu de pilotage du véhicule, était indépendante donc on permettait ainsi de ramener le véhicule même si il y avait un problème dans la cabine des opérateurs.

Moi j'ai toujours pensé que c'était une conception qui restait rattacher à la typologie des chars de combats et nous n'étions plus en guerre depuis longtemps.

J'aurais préfère être avec le conducteur enfin c'était comme cela.

Sur ces pensées; je sortis et découvris Sophie debout dans sa combinaison B.

Une sacrée prouesse cette combinaison, elle permettait de supporter une pollution de type B pendant au moins 4 heures et cela sans aucun danger, la technologie avait fait des progrès depuis Thernobyl !

« Bon, alors tu vas me faire faire le tour du propriétaire » Dis-je en montrant l'entrée de l'immeuble.

Sophie me sourit derrière son casque.

« Oui Victor s'il te plait arrête de plaisanter c'est très émouvant pour moi. »

Je lui souris. « Oui je le sais bien, c'est ma façon de te protéger justement.

- Oui, j'en suis consciente, Victor. »

Nous sommes très complices Sophie et moi, je sais très bien qu'elle vit des moments très dures et je préfère dans ce cas jouer le couplet de l'ironie.

Elle franchit l'entrée complètement fracassée et éventrée apparemment un coup au but d'un char.

« Oui il y avait la loge des gardiens à cette endroit » En me montrant un trou béant qui devait contenir l'appartement des gardiens.

« Oui j'espère pour eux qu'il était dans les escaliers. » Dis je en souriant.

« Mais Victor, tu peux arrêter. » Me dit Sophie.

« Ok, ok. » Dis-je en la suivant.

On déboucha dans un parc.

« Et bien Sophie, tu habitais dans un résidence plutôt sympa.

' Oui les grands parents s'étaient saignés à blanc pour se payer l'appartement et nous avons passée de très bon moment ici dans le parc avec les autres enfants de la propriété. »

J'observais en écoutant Sophie c'était plutôt grand, des arbres avaient poussés presque partout, ça ressemblait à une sorte de bois, toujours les bouleaux bilobés et des sapins, une flore plutôt rare.

« il y avait déjà des sapins, Sophie, dans le parc ?

- Oui, oui, deux ou trois vers le fond »

Dit elle en m'indiquant le fond du parc.

« Oui c'est pour cela qu'ils ont pu repousser après l'attaque.

- Oui sans aucun doute, mais ils ont du subir une sacrée mutation. » Dis-je tout en observant les balcons qui entourent le jardin central.

« Allo, mission 235, avez vous réalisé les prélèvements ?

-Oui nous sommes en train de prélever des aiguilles de sapins »

Je m'accroupis, tout en continuant à parler avec la base, pour recueillir un peu d'aiguilles de sapins déjà mélangées avec de la neige et les plaça dans les supports à échantillons le long de ma cuisse.

Quand je pense que l'on était payé pour ramasser des échantillons de plantes et faire du tourisme dans notre passé, j'eus un peu honte de travailler pour l'OCGC.

Il neigeait de plus en plus, le ciel était devenu gris acier.

Sophie, sans hésiter, se dirigea vers la droite du jardin.

« Oui c'est là, l'entrée de la montée, elle est là » dit elle d'une voix fébrile.

« Tu veux rentrer ?

- Bien sur, je ne suis pas venue ici pour ne pas voir comment est l'appartement.

- Oui je veux bien, mais prudence on ne sait jamais. » Dis-je sortant une lampe de ma poche latérale.

Elle rentra dans le hall, plus rien, des traces de rouilles contre un mur au fond.

Sophie me dit.

« C'était l'endroit des boites à lettres. »

Il restait un bâtis de porte on le franchit, un escalier devant nous.

« Je passe devant » Dis-je à Sophie.

« Oui si tu veux »

Je montais m'éclairant avec la lampe, il n'y avait plus rien, c'était du béton brut. Les paliers n'avaient plus de portes, le jour éclairait sans trop de problème l'escalier.

« Le cinquième, c'est là, à droite, on était à droite. » Me dit elle fébrile.

Je rentrais dans le hall de l'appartement, la poussière était partout une couche épaisse recouvrait le sol.

Rien il n'y avait plus rien, cela faisait bientôt 40 ans que l'endroit fut déserté suite à l'ouverture des hostilités entre la coalition des états musulmans et les états unis d'Europe.

Je ne savais pas comment c'était déroulé la fuite de Sophie durant l'attaque et je ne voulais pas lui rappeler ces moments là.

Je marchais dans la poussière, c'est drôle il n'y en avait pas du tout dans les escaliers, surement un effet de ventilation dans la cage.

« Sophie, tu fais attention la cage d'ascenseur est ouverte » Dis-je en reculant pour lui dire de rentrer dans son appartement.

J'étais dans le hall à ma droite apparemment une pièce qui devait servir de cuisine.

« Sophie, c'était la cuisine ? » En montrant à Sophie des débris de bois et des morceaux de verre épars sur le sol parmi la poussière.

« Oui c'était notre cuisine. » Dit elle la voix tremblante visiblement émue.

« Bon, si tu veux on arrête là. » Lui dis-je en regardant mes bottines sur la couche de poussière.

Devant un couloir je lui dis.

« C'était les chambres ? »

Elle me répond « Oui vas y je ne peux pas. »

Je fis deux pas, le couloir était sombre malgré la lumière qui venait des pièces du fond.

« Mince » Dis-je juste à coté de ma botte une trace de pas parfaitement nette, une trace d'équipement C et plus loin, des traces qui se mêlaient sur le sol.

Sophie me dit.

« Qu'es ce qui se passe ?

- Il y a des traces sur le sol on est venu très récemment dans cette pièce les types étaient en combinaisons C vu les traces au sol.

- Impossible. » me dit Sophie qui vint me rejoindre.

Tu vois des membres des services de sécurité ici ? Non tu dois te tromper.

- Enfin regarde là » Dis je en braquant le faisceau de ma lampe.

« Ça ressemble bien à des traces de bottines non ? »

Sophie fit oui avec la tête.

« C'est bizarre non, les traces sont très récentes en plus regarde, ils étaient au moins trois. »

Je regarde Sophie « Au fait tu ne m'a jamais dit ce que faisaient tes parents avant la grande catastrophe.

- Ma mère travaillait dans un laboratoire nommée P4 à Lyon, un laboratoire qui travaillait sur l'ensemble des maladies virales pour l'essentiel.

Et mon père était chercheur à l'école normale supérieure ou il enseignait la paléontologie.

Mais pourquoi cette question » En me regardant avec un air inquiet.

« Non rien j'essaie de comprendre pourquoi on trouve des traces de pas des membres de la sécurité dans un appartement abandonné depuis bientôt 40 ans, c'est tout. »

Sophie pénétra dans la chambre de droite.

« Regarde Victor on a retiré le reste de parquet ici ! »

Je découvris la moitié de la surface de la pièce béton nu, les restes de parquet dans un coin comme si on avait voulu voir ce qui était en dessous.

« Et bien Sophie apparemment ton appartement est le dernier lieu de rencontre de la sécurité ?

Moi qui venait ici pour réaliser une sorte de pèlerinage, je suis plutôt servi »

Dis je en bougeant les morceaux de plancher.

« Tu couchais ou ? » dis je à Sophie qui regardait une partie du mur au dessus de l'entrée de l'autre chambre.

« C'était celle ou je suis, mais si il y a une cache ou on peut trouver quelques choses. C'est plutôt à cette endroit. »

Me dit-elle en me désignant le haut de la porte.

Je lui dit.

« Mais pourquoi ? Ils avaient des choses à cacher il y a 40 ans ?

- Non, mais je me souviens de mon père qui m'avait dit qu'il existait une petite cache dans le doublage du mur juste au dessus de la porte.

Il l'avait trouvé en refaisant les tapisseries de la chambre un ou deux ans avant la grande catastrophe, c'est à mon avis le seul endroit ou il peut avoir quelque chose. »

Intrigué, je regardais l'endroit, c'était lisse pas de trace de trappe.

Sophie se saisit de l'outil universel qui équipait les combinaisons de type B, une sorte de couteau suisse, elle gratta sur la paroi avec une petite scie.

« Tu vois, c'est ici. »

Tout en retirant une sorte de plaque de plâtre.

« En fait c'est creux et si il y a quelques choses c'est ici. » dit Sophie grattant le plâtre avec l'outil.

« Mais je ne peux pas voir c'est trop haut il me faudrait un support pour monter à la bonne hauteur. »

Je regardais autour de moi pas grand chose, je reculais il y avait un reste de toilette au sol je lui dis.

« Ça ira, c'est suffisamment haut. » Dis je en le trainant vers le couloir.

Sophie monta dessus s'équilibrant sur mes épaules elle dégagea le plâtre.

« Victor, je crois que j'ai trouvé, ça ressemble à une sorte de tube. »

Elle le retira, c'est un tube apparemment en aluminium un peu comme un étui de cigare.

« Tu as déjà vu cela durant ton enfance. » Dis je.

« Non aucun souvenir c'est bizarre. » Elle redescendit, tenant le tube dans sa main.

« Attend un moment, je dois le passer au scintillomètre pour vérifier son niveau de pollution. »

Je passai le détecteur dessus, l'aiguille resta au niveau de pollution ambiant.

« Bon ça va, c'est marrant on dirait un étuis à cigare. » Dis je il y avait un bouchon vissé on l'ouvrit.

Sophie tourna délicatement puis l'ouvrit, dedans un vulgaire cigare assez gros il était là depuis plus de 40 ans.

« Sophie ton père fumait ?

- Non ma mère non plus. »

Je sors le cigare le retourne.

« Bon écoute on le ramène a la base, on verra bien.

Tu as fait le tour ? » dis je.

Sophie regardait debout immobile la chambre de ses parents.

Je lui pris l'épaule.

« Allez viens, on rentre »

Elle se retourna, son regard rempli de larmes.

« Tu te rends compte, je ne sais même pas ou ils ont disparus »

Je lui souris à travers la visière de mon casque.

« Oui comme beaucoup des rescapés »

On descendit l'escalier, dehors la tempête s'annonçait .

« Pressons nous, j'aimerais pas rester coincé dans le N 23. »

L'ex autoroute A 7 défilait, on redescendit vers le terminal pour prendre la navette, la neige tombait dru et on ne voyait plus rien.

Sophie me dit.

« Victor, on ne parle pas de notre découverte ?

- Non, je vais regarder sur la base mondiale le travail du P4 à l'époque et puis il nous faut examiner le cigare que l'on ramène.

- Oui tu as raison. »

« Mon commandant, voilà le rapport de l'écoute de la mission Z 235 apparemment ils ont découvert quelques choses dans l'immeuble à Lyon.

Que fait on ? » lui grommela l'officier debout devant le commandant en lui tendant une feuille

« Pour le moment rien, on les place sur écoute permanente et on observe. » Lui dit le commandant Coppens en se retournant vers le mur d'écran qui commandait l'ensemble de la sécurité de L'Europe.

1N 23 : Véhicule standard de reconnaissance de OCGC est entièrement motorisé avec la nouvelle plate forme à l'hydrogène, ce véhicule est amphibie, les trains de roues sont équipés par des pneumatiques en treillis métallique, il est équipé des derniers outils de communications, il a été mis au point durant l'année 2065.

2OCGC : Organisme de contrôle de la Grande Catastrophe institution scientifique qui contrôle et étudie les effets de la grande catastrophe. Désastre nucléaire qui ravagea le sud de L'Europe et de la France à l'ouverture des hostilités en 2032.

3ONU : Organisation des nations unies organisme chargé durant la fin du 20 ème siècle et le début du 21 ème de réaliser l'équilibre entre les forces en présence sur la planète et d'éviter des conflits. Cette organisme disparut en même temps que les états unis d'Amérique. Lien wikipedia :

4GESP : Global Européen système position : l'ancêtre du GESP fut dans les années 1990 le GPS. Il fut mis au point à la chute des états unis après la grande guerre civile par le gouvernement européen.

5La bataille de la méditerranée : Dernière véritable offensive des forces coalisées des états musulmans avant le traité de paix de 2043.

6Navette : Système de transport mis au point par la Confédération Suisse dans les années 2010. Entièrement basé sur des tunnels supraconducteurs, l'ensemble de L'Europe est couvert d'un maillage de tunnels, les vitesses obtenues par ce système de transport sont proches de la vitesse supersonique.

La réponse

Je viens de recevoir ton mail, mal très mal, tes doigts viennent de se transformer en poussieres dans ma main...
J'essaye de surmonter la douleur, je vais me coucher, impossible de dormir, j'écris vers 4 heures du matin sur une feuille je le récris en ce moment
Déjà le contenu du mail

"Comme je m’y suis engagée, je t’envoie un mail pour tenter de t’expliquer une dernière fois une rupture que, visiblement, tu n’as jamais pu comprendre ou voulu admettre.

Reprenons le film au début (puisque toute fin suppose un début).

Scène 1 : tu es amoureux de moi et tu me le dis. Quant à moi, je t’aime bien, i’apprécie nos discussions mais je n’imagine pas une relation plus intime. Je te le dis en essayant de ne pas te blesser mais tu ne l’entends pas ou tu fais semblant de ne pas comprendre. Puis tu m’offres un cadeau et j’essaie de le refuser parce que je sais que je ne pourrai rien te donner en retour. Tu insistes et je craque (culpabilité ? peur de faire souffrir ?)

Scène 2 : je suis chez mes parents avec Nadia. Tu es venu avec un copain. Comme prévu, je suppose, le copain s’isole avec Nadia et je me retrouve avec toi. Ce qui devait arriver se produit : nous passons la soirée ensemble à flirter. Au moment de partir, je t’annonce que nous avons passé un bon moment mais que je ne souhaite pas poursuivre cette relation. Tu prends très mal la chose. Tu t’en vas, tu es décomposé.

Les jours passent, tu as l’air si malheureux. Tu essaies de me convaincre d’accepter de rester avec toi. Je tiens bon mais je te vois souffrir et je me le reproche. Alors, une fois de plus, je craque et j’accepte d’entamer une relation qui ne peut que mal se terminer.

Scène 3 : nous sommes maintenant ensemble, tu m’aimes et je vois notre relation à travers ton regard amoureux. Je finis par croire que moi aussi je t’aime. Bien entendu, je m’illusionne mais je ne le sais pas encore. Je préfère penser que notre relation a un sens faute d’avoir un avenir.

Scène 4 : le charme s’est dissipé. Je sais que je ne suis pas amoureuse, pire, je commence à t’en vouloir de m’enfermer dans une relation que, au fond, je n’ai jamais souhaitée. Je veux rompre. Nous nous séparons. A nouveau, tu es malheureux. Et, jour après jour, tu essaies de m’amener à revenir sur ma décision. Alors, pour la troisième fois, je craque.

Scène 5 : nous avons repris une route commune mais je ne suis pas heureuse. Comment te dire à nouveau ce que je t’ai déjà dit et que tu n’as jamais entendu ? Je suis maintenant mal avec toi mais comment partir ? Je voudrais que tu comprennes qu’il faut en finir. Mais non, rien ne se passe. Tu t’accroches. Plus le temps passe et plus je dois te faire souffrir.

L’histoire approche de sa fin. Je viens de rencontrer l’homme qui est dans ma vie depuis maintenant trente ans. Je suis amoureuse et j’ai maintenant la force de rompre définitivement. Cette fois, je ne veux plus rien expliquer, je ne veux plus que tu me retiennes, je ne veux plus me sentir coupable. Après tant d’évasions ratées, je me fais enfin la belle sans regarder derrière moi. Ce désir si longtemps contenu éclate maintenant dans toute sa violence. Je sais que je te fais du mal mais tant pis : je m’échappe, je me sauve, au vrai sens du terme.

Sans rancune,

Catherine"



Ma réponse


"bonsoir,
merci, tu viens de rompre le charme...
j'imaginais pas que tu ais pu souffrir autant avec moi...
je me soigne"



J'étais une tumeur, et je comprends mieux ta fuite, heureusement de la maladie est né un amour qui dure toujours...

Il me reste à redevenir l'amant de ma femme....





mardi 18 septembre 2007

Une photo par jour



Une photo par jour

le pont de la guillotière sous la pluie vers 9H30

mieux, un léger mieux

Mieux, un léger mieux


Je penses moins, l'appel d'hier soir m'a permis d'avancer, ce sera long, je sais que ton mail va être ravageur mais il me faudra le lire m'en imprégner et puis après commencer à sublimer.
Si tu lis ceci avant de commencer à écrire la réponse, qu'elle soit sans concession et avec le regard de la femme de 50 ans.
Je suis prêt à encaisser, je me rends compte que je me libère en parlant, rassure toi j'ai une amie qui me suit c'est le personnage neutre que tu évoquais hier, et puis ce matin j'ai enlacé ma femme depuis très longtemps.

lundi 17 septembre 2007

Pourquoi on abandonne ?

Pourquoi on abandonne ?


Le sentiment d'abandon qui m'a submergé il y a 30 ans au départ de ta voiture à Grenoble ne m'a jamais quitté.
Ce sentiment a marqué tout mon être durant ces 30 ans m'empéchant de vivre "normalement", la non explication de cette fuite, de cette rupture inexplicable m'a empéché de réaliser le passage vers le souvenir et encore aujourd'hui je m'interroge toujours.
Je désire avoir l'explication de cette rupture de la part de la femme de 20 ans qui est dans votre mémoire de femme de 50 ans.
je demande à cette femme de réaliser l'effort que la femme de 20 ans n'avait pas pu faire, refermer pour toujours cette histoire qui pourrit lentement mon intellect et ma vie.
Je ne reproche ni ne juge les choix de la femme il y a 30 ans, je porte surement une bonne partie de mon tourment sur 30 ans par un renfermement sur moi même.
Il y a 30 ans j'aurais dû en parler, exiger de ta part une vraie explication je n'ai pas pu et puis ensuite la honte m'a envahie, ne pas déranger, respecter toi, ta vie, erreur erreur.
Je vais t'envoyer ce site par courrier, je crois que tu ne l'as pas lu.
Je peux comprendre ta fuite il y a 30 ans, mais je refuse la non réponse d'aujourd'hui.
je rédige un mail hésitation
appel téléphonique.... je vais avoir l'explication.... merci.

Etui de cigarettes

Etui de cigarettes


C'était le jour de ton anniversaire et pour la première fois de mon existence j'allais offrir à une femme un cadeau pourquoi j'avais choisi un étui de cigarettes ?
En y repensant c'était assez nul comme choix ( J'espère que tu ne fumes plus depuis) mais l'étui m'avait séduit par le côté fin très féminin, il avait une belle couleur tabac claire, j'étais toujours l'amoureux transis un peu gauche et emprunté je m'aperçois que je suis toujours pareil face à toi.
Mon cerveau n'a pas franchit cet état.
Je me rappelle que tu avais été très gênée par mon cadeau cars bien sur, tu avais compris depuis longtemps que j'étais amoureux de toi et c'est vrai tu essayais de me dissuader mais là ce jour là, tu l'avais accepté, c'est pour moi mon premier sentiment de plaisir, j'avais passé une excellente journée avec toi.
Quand j'évoque ce type de vision je suis tout de suite en larmes, et j'ai devant moi ton visage, ton allure tes positions de mains de jambes enfin tout ce qui, m'a rendu dans l'état ou je suis.
J'espère que tu ne refuseras pas le rendez vous, je dois m'en sortir pour moi et ma famille, c'est étrange ma "maladie" me rapproche de Josette, comme si j'étais en train de transférer ton image sur celle de ma femme.
Il me faut vraiment commencer à solder notre histoire, à la digérer.
*

dimanche 16 septembre 2007

CTRL+ALT+SUPPR

CTRL+ALT+SUPPR


Une sacrée commande cette combinaison de touches, elle permet le redémarrage de l'ordinateur et la remise en fonctionnement du système d'exploitation.
Pourquoi n'existe-t-il pas ce type de commande sur le clavier de notre cerveau ?
Le cerveau humain est-il de meilleure qualité que les systèmes de gestion des ordinateurs ?
Je ne pense pas, les milliards de connexions qu'il comporte doivent créer des « bugs ».
Mais comment réaliser la commande salvatrice quand le système cérébral ne répond plus ou se met à boucler indéfiniment ?
Le cerveau a besoin d'échanges pour lui permettre d'effacer et de remettre en route la mécanique cérébrale.
L'échange et la communication sont l'essence des processus humains et c'est dans ces échanges que le cerveau trouve sa commande CTRL+ALT+SUPPR.
Je n'ai pas communiqué durant 30 ans sur les blocages de mon système cérébral et je me rends compte que je suis dans une phase ou la machine se remet à fonctionner grâce à ma communication.
Il lui reste à supprimer de sa mémoire les scories du passé, de nettoyer et trier les pensées amoureuses pour ne laisser qu'un souvenir de cette période.
Je suis de plus en plus persuadé que tu es une partie de la commande CTRL+ALT+SUPPR.
Est-ce si difficile pour toi de communiquer et d'échanger sur la mémoire, sur ta mémoire ?
Je ne suis pas pressé même si mon cerveau souffre, je ne veux plus éteindre brusquement la machine, elle fonctionne encore bien et c'est un modèle qui peut encore apporter des tas de satisfactions aux autres, à mes proches et surement à toi.




samedi 15 septembre 2007

L'attente

L'attente

Le temps est une dimension fascinante, attendre un retour, attendre une réponse à quelque chose d'insupportable.
Il y a des moments d'accélération terrible de compression du temps, des moments qui se chevauchent quasiment à l'identique avec une distance énorme dans le temps, dans l'histoire.
J'ouvre des portes sur notre espace temporel c'est un peu mon écriture sur ce blog.
Ouvrir des portes pour pouvoir les refermer avec sérénité, pouvoir durant un moment figer fixer le temps pour mieux se tourner vers mon futur, son futur.
Et puis le temps s'allonge devient élastique comme suspendu à un échange qui ne vient pas...

jeudi 13 septembre 2007

Un aprés-midi

Un après-midi

La chambre de Sylvain était séparée en deux une très grande pièce et une sorte d'alcôve ou Sylvain avait mis son lit, je ne rappelle pas pourquoi j'étais là, mais j'ai dans la tête ton visage quand il a mis le disque des pink floyd et ou il t'a emmené dans sa chambre, me laissant seul dans cette grande pièce.
Le morceau était "Echoes", je savais que de l'autre côté de la porte tu devais être en train de subir les caresses de Sylvain.
J'étais fou amoureux de toi, je te connaissais depuis 3 mois et je n'arrivais pas à te déclarer mon amour, remarque cela ne change pas trop !
Nous avions déjà discuté de son comportement et je n'arrivais pas à comprendre ce qui te rattachait encore à lui.
Ces 16 minutes 30 de musique est à jamais gravé dans ma mémoire comme la plus violente offense faite à une femme...
Tu m'as avoué plus tard qu'il s'était comporté comme un goujat, et moi j'avais dû subir cette humiliation celle d'attendre son bon plaisir...
Souvent je pense à cette scène, et j'ai mal...
Je vois cette porte, comme le dernier obstacle à notre rencontre, je dois la franchir pour solder ce que nous avions commencé il y a 35 ans, découvrir derrière cette porte-miroir la femme que tu es devenue et rompre le charme.
Enfin, pouvoir écouter "Echoes" sans pleurer...

Un charme

Un charme

Je viens de parler deux heures avec Josette, je dois, il faut que je casse le charme qui m'a emprisonné il y a 35 ans.
Je pense que la rupture passe par une rencontre physique avec la "charmeuse", je dois casser l'image que j'ai dans la tête, et surtout laisser en paix la femme qui a le même âge que moi actuellement, cette femme inconnue et étrangère, même si elle représente le lien avec mon sentiment amoureux.
Cette femme doit m'aider par respect à celle qu'elle fut il y a 30 ans...

Le Soleil Royal

Le Soleil Royal

Si elle existe toujours, la maquette du Soleil Royal que nous avions acheté ensemble doit être recouverte de poussières... C'est le destin des objets inanimés ils ont cette chance de pouvoir rester semblable dans le temps du moins à notre échelle humaine.
Comme j'aimerais que tu sois un objet inanimé dans ma mémoire et pouvoir quand bon me semble à ma guise pouvoir retirer délicatement les traces de poussières pour mettre à jour nos souvenirs et en sourire....
Comme j'aimerais...

Vision

Vision

Les portes du métro s'ouvrent, la silhouette au fond contre la porte retournée face à la vitre c'est toi ...
J'ai une boule d'angoisse qui monte les larmes de suite...
La femme se retourne, ce n’est pas toi, elle me regarde, étonnée de voir cet homme mûr qui pleure...